Le sexe n'a pas d'âge (Partie 1)

– Lui –

 J’ai toujours eu une relation paradoxale vis-à-vis des sites de rencontres : le fait d’avoir pu constater avec des amis que, oui, ça pouvait marcher, faisait que j’y reviens inexorablement, plein d’espoir d’y faire une jolie rencontre. Et puis en général, au bout de quelques semaines, une lassitude m’envahit, je me demande ce que je fais ici, et je me sens un peu ridicule d’avoir été aussi naïf. Je finis donc par me désinscrire, en me jurant à moi-même qu’on ne m’y reprendrait plus. Mais je finis toujours par y revenir au bout de quelques mois, en constatant que la plupart des jeunes de mon âge (j’ai vingt et un ans) sont présents sur ce genre de site, que je rate peut-être quelque chose, que 100 % des gagnants ont tenté leur chance…

Dans l’absolu, je mentirais en disant que ça ne fonctionne pas du tout : je rencontre régulièrement des jeunes filles d’à peu près mon âge, qui m’intéressent plus ou moins. Mais je n’ai encore jamais eu le coup de cœur, je n’ai encore jamais rencontré la fille qui me fera me dire : « elle, je veux la revoir ! » Et c’est ce qui finit toujours par me décourager.

Bref, je suis dans cette phase descendante lorsque je suis en contact avec « Vampirella » qui me dit que mon profil l’a vraiment amusée et que ma description était très distrayante à lire (il est vrai que j’y ai passé beaucoup de temps et que j’en suis assez content). Bien consciente que nous n’avons rien en commun, elle me remercie pour le bon temps passé sur mon profil, me glisse quand même que je suis vraiment mignon sur mes photos, que j’ai l’air d’être intelligent et d’avoir de l’humour, et qu’elle adorerait que son fils soit comme moi plus tard.

Par curiosité, je clique sur son profil, qui me confirme que nous n’avons pas grand-chose à faire ensemble : Carole est une femme de quarante-quatre ans qui s’exprime avec aisance et ne cache rien de sa situation : divorcée, avec un enfant dont elle partage la garde, et qui découvre avec un mélange de curiosité et d’appréhension le monde des rencontres en ligne (ce qui nous fait un point commun, du coup). Physiquement, difficile de se faire un avis : ses photos ne semblent pas toutes récentes. C’est une femme rousse, d’environ 1,65 m, un peu ronde (elle a coché pulpeuse dans sa description). Elle a aussi l’air d’avoir un joli visage, même si la coiffure très typée « années 80 » qu’elle a sur certaines photos me fait sourire. Touché par son dernier compliment, je lui réponds pour la remercier et lui souhaiter bon courage dans la jungle du site, lui avouant être un peu perdu moi-même. Puis, par la suite, je n’y pense plus, voyant juste à nouveau son visage apparaître une fois comme ayant visionné mon profil, juste après avoir envoyé mon message.

Je suis donc un peu surpris quand je vois arriver un nouveau message de sa part, un peu plus d’une semaine après. D’autant plus que je suis vraiment dans la phase où j’attends péniblement la fin de mon abonnement mensuel pour ne pas le renouveler et le quitter pour de bon cette fois, promis juré ! Elle me demande de mes nouvelles, et comment ça se passe pour moi sur le site. Elle m’explique qu’elle, décidément, n’y comprend rien et a bien du mal à se faire à ce système de rencontre en ligne, et qu’elle a l’impression qu’il y a plein de codes et de règles qu’elle ne maîtrise pas. Je la rassure en lui disant que c’est pareil pour moi, et que d’ailleurs, je songe à quitter le site d’ici peu. Elle me demande pourquoi, et me dit que c’est bien dommage : jusqu’à présent, je suis la seule personne avec qui elle correspond et qu’elle aurait envie de croiser pour de vrai, ne serait-ce que pour un café.

Sans doute un peu flatté de susciter un intérêt, même amical, de la part de cette femme d’âge mûr, je ne sais pas ce qui me prend, mais je lui réponds qu’on n’a qu’à le faire… Dans la foulée, elle me propose un rendez-vous dans un petit bistrot qu’elle me dit bien connaître. Je regrette déjà mon précédent message lorsque je regarde l’adresse : c’est à l’autre bout de Paris. Du coup, j’essaye de lui dire que j’ai pas mal de travail en ce moment, un partiel à réviser, la date qui ne me convient pas… Elle insiste gentiment, et me taquine en me rappelant que c’est moi qui l’ai invitée à la base ! Un peu piégé, je finis par accepter de la rencontrer le week-end prochain…

Le fameux jour arrive. Je suis un peu mal à l’aise : j’ai déjà eu des premiers rendez-vous « bof » où j’allais à reculons, mais j’arrivais toujours à me persuader que je pouvais passer un bon moment, que j’aurais peut-être une jolie surprise. Alors que là, je sais pertinemment que j’ai rien à attendre, je me demande même ce que l’on va bien pouvoir se dire. Je me suis désinscrit du site de rencontre, et je ne suis pas retourné sur le profil de Carole. Je suis tenté de lui envoyer un SMS au dernier moment pour annuler, mais je me retiens, par peur de paraître impoli, et je me décide finalement à y aller.

Une vingtaine de stations de métro plus tard, me voilà arrivé aux abords du bistrot dont elle m’avait donné l’adresse. Il n’y a pas grand monde et je trouve facilement Carole, en train de lire seule à une table. Elle sourit largement en me voyant arriver, nous nous faisons la bise avant que je m’assoie à mon tour. Je me dis qu’elle a sans doute un peu forcé sur le parfum, mais en tout cas, les photos n’ont pas menti, même si la plupart d’entre elles devaient avoir quelques années : Carole est une jolie rousse un peu ronde, dont le visage mutin est encadré par un carré court légèrement brushé. Je devine qu’elle est largement maquillée, car sa peau d’albâtre, de là où je suis, ne souffre d’aucun défaut. Pour se rajeunir de quelques années ? Elle porte une jupe mi-longue en cuir bordeaux et de chaussures à talon noires, ainsi qu’un chemisier noir assez large et une petite veste en laine amarante. On voit bien qu’elle a sinon l’âge d’être ma mère, en tout cas qu’elle est bien plus âgée que moi. Je me demande ce que doivent penser les clients autour, tout en espérant ne croiser aucune connaissance, tant la situation me semble bizarre.

Cela se ressent d’ailleurs, car c’est Carole qui fait toute la conversation. La plupart du temps, je me contente d’acquiescer, sans relancer la discussion. En fait, il me tarde que ce rendez-vous se termine, et je ne cherche pas forcément à le cacher. D’autant plus que nous avons remplacé le café par un repas, Carole ayant dit qu’elle avait une petite faim. Je me maudis de ne pas avoir eu le courage de refuser, alors que nous arrivons péniblement au dessert. Je lui dis que je ne prends rien, elle insiste pour jeter un œil à la carte des desserts et jette son dévolu sur une tarte aux fraises en m’affirmant qu’elles sont délicieuses, puis me demande si je suis sûr que je ne veux rien prendre et me glisse le menu sur le table en me conseillant absolument je ne sais quel dessert.

Je m’apprête à refuser poliment quand je réalise tout à coup que le dernier bouton de son chemisier est défait. Comme elle est penchée sur la carte qu’elle me tend, elle m’offre sans s’en rendre compte une vue absolument affolante sur une bonne partie de sa poitrine. Je réalise que le « pulpeuse » de son profil n’est absolument pas usurpé : j’ai devant les yeux la poitrine la plus grosse, la plus volumineuse et la plus lourde que j’aie jamais vue de toute ma vie, en vrai en tout cas… Je ne suis pas un grand spécialiste, mais ça me semble plus gros et plus profond que tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent, sans doute du bonnet E au moins. D’ailleurs, d’où sort cette paire de seins fantasmagorique ? Cela fait plus d’une heure que je suis en face d’elle et je ne me suis douté de rien. Idem sur ses photos de profils, où je me souviens surtout d’avoir vu une femme ronde, voire forte.

En attendant, il faut que je me reprenne si je ne veux pas que Carole me voie en train de loucher dans son décolleté lorsqu’elle relèvera les yeux de la carte des desserts, ce qui serait assez humiliant pour le coup. Je me plonge donc à mon tour dans le menu pour finalement commander ce qu’elle me conseille (une crème brûlée, je crois). Et je m’empresse d’enchaîner sur autre chose, en faisant en sorte que mon regard de n’abaisse pas plus qu’il ne le devrait. Ce n’est pas bien difficile : lorsque Carole se tient droite, du fait de sa chemise ample, on ne devine absolument pas son énorme paire. En tout cas, j’évite à tout prix de regarder, et c’est moi qui, à présent, alimente la conversation, histoire de penser à autre chose.

La fin du repas arrive. Je n’ai pas eu la chance d’en voir davantage, à tel point que je me demande si je n’ai pas rêvé. Une fois sortis, Carole me dit qu’elle a passé un bon moment, que je suis un garçon fort sympathique, et qu’il est étonnant que je n’aie pas de petite amie. Nous échangeons encore quelques banalités devant le restaurant, puis je le lui dis qu’il faudrait que je rentre chez moi, je ne voudrais pas rater le dernier métro (excuse toujours pratique que tous les Parisiens ont déjà utilisée au moins une fois dans leur vie). Lorsqu’elle entend ça, elle prend un petit air moqueur en me faisant remarquer qu’il est à peine 23 heures, et ajoute tout sourire :

— Tu es bien sûr que tu n’as que vingt et un ans ?

Un peu vexé, je lui rétorque que je n’aime pas rentrer chez moi à une heure trop avancée, et que j’ai plein de choses prévues le lendemain.

— Ça va, je te charrie ! répond-elle dans un sourire. Par contre, si tu n’es pas à cinq minutes, ça te dérangerait de faire un petit détour ? Je n’aime pas rentrer chez moi seule, et je serais plus rassurée avec un homme à mes côtés.

Je lui dis que bien sûr, il n’y a pas de problème. Dans la foulée, elle m’attrape le bras, et nous voilà partis bras dessus bras dessous, Carole m’assurant qu’il y en a pour dix minutes à peine. Nous continuons à parler de tout et de rien, quand tout à coup je réalise que Carole enserre mon bras et est complètement collée à moi. Au point que mon bras, au gré de notre marche nocturne, effleure régulièrement son sein droit. Voire même s’y frotte complètement. Sa fermeté et sa lourdeur me demandent un petit effort de concentration pour continuer à discuter avec Carole, qui ne se rend compte de rien. Je suis à la fois déçu et un peu soulagé lorsqu’elle me lâche le bras en me disant que nous sommes arrivés. Elle me remercie de l’avoir raccompagnée, et me propose de monter chez elle pour prendre un café. Avant que j’aie pu dire quoi que ce soit, elle ajoute en me regardant d’un air malicieux :

— J’ai regardé ma montre, je te rassure, il n’est même pas 23 h 30… À moins que ça soit déjà trop tard pour papi ?

Ah la garce, elle m’énerve ! Je m’apprête à protester, mais elle poursuit dans un rire: 

— Promis, juste un café et te je libère.

Devant mon air peu emballé, elle ajoute en minaudant :

— Bon, j’avoue, j’ai un autre service à te demander… J’ai une ampoule à changer dans ma salle de bain, et le voisin à qui j’emprunte son escabeau d’habitude est en vacances. Du coup, j’aurais bien besoin d’un grand garçon comme toi. Parce que moi…

Comme pour illustrer ses propos, elle tend les bras au-dessus de la tête tout en se mettant sur la pointe des pieds, et essaye d’attraper une ampoule imaginaire. Est-ce le souvenir moelleux de son sein sur mon bras ou bien la vue furtive de son chemisier qui se tend sur sa poitrine lorsqu’elle lève les bras au ciel qui me persuade inconsciemment ? Toujours est-il que je me dis que je ne suis pas à cinq minutes après tout, et que j’ai déjà fait le plus long avec ce détour pour passer par chez elle. Nous montons donc, et sans que le sache encore (vraiment ?), le piège se referme sur moi.

Carole me fait entrer dans un deux-pièces coquet, décoré avec goût. Elle m’explique qu’elle vient juste de l’acquérir, suite à son divorce : elle souhaitait se rapprocher de Paris et ne voulait pas rester dans la maison de banlieue où elle avait vécu pendant plus de dix ans avec son mari. C’est pour ça qu’il y a encore quelques petits travaux à faire, m’explique-t-elle. Je lui demande où est la salle de bain. Semblant tout à coup se rappeler pourquoi je suis là (« ah oui, l’ampoule ! »), elle se dirige vers une sorte de buffet, en ouvre une porte et s’agenouille pour fouiller dans une espèce de capharnaüm. Involontairement, mes yeux s’abaissent sur son fessier. J’ai toujours préféré les filles menues, et je n’ai jamais eu d’attirance particulière pour les rondes. Mais je me surprends moi-même en m’entendant me dire dans ma tête que Carole me ferait presque changer d’avis. Je réalise que la femme que je trouvais forte sur ses photos de profil, bien que ronde, est en fait superbement proportionnée : il y a sa poitrine imposante, bien sûr, mais il y aussi ces hanches larges, qui mettent en valeur un fessier rebondi, joliment moulé dans cette jupe en cuir. Je sens que le sang commence à me monter à la tête lorsque Carole se relève et me tend une ampoule. Je m’en saisis prestement avant de filer dans la salle de bain. J’ai tout juste le temps d’entendre Carole me dire qu’elle va préparer le café.

Effectivement, il n’y a pas d’ampoule au plafonnier. Je grimpe sur une chaise qui traîne là, et visse rapidement l’ampoule que Carole m’a donnée, en prenant soin de ne pas me casser la figure. Puis je remets la chaise à sa place, et je retourne dans le séjour. Carole n’y est pas, et ne semble pas non plus être dans la petite cuisine qui le jouxte. Pourtant, je vois deux capsules de cafés posées sur le plan de travail et encore brûlantes. Intrigué, je retourne dans le séjour, quand je vois tout à coup surgir Carole de sa chambre, de l’autre côté par rapport à la cuisine, portant un plateau avec deux tasses de café. Enfin il me semble, car tout ce que je peux voir actuellement, c’est qu’elle n’est vêtue que d’une simple nuisette, on ne peut plus moulante et semi-transparente. Involontairement, j’écarquille les yeux, et je sens ma bouche s’ouvrir imperceptiblement, en même temps que le rouge me monte aux joues. Carole arrive devant moi, elle ne dit rien. Elle a un corps magnifique, j’en ai le souffle coupé. Pire, je n’arrive pas à détacher les yeux de son opulente poitrine : ses seins sont vraiment énormes, je n’arriverais même pas à en saisir un avec une main. Du coup, impossible de m’ôter cette image de la tête, et c’est au prix d’un immense effort de concentration que j’arrive à relever les yeux et à vaguement bafouiller qu’il faut que je parle, parce que l’heure, le dernier métro…

 — Euh, oui, bien sûr, je comprends… me répond Carole, à ma grande surprise.

Je me rends compte qu’elle est aussi troublée que moi, en tout cas son joli visage d’albâtre est teinté de rouge. Elle me dit qu’elle s’excuse, qu’elle est désolée. Je reste interdit quelques secondes, j’ai l’impression que mon cerveau réfléchit au ralenti. Je ne sais pas quoi dire, et je me dirige finalement comme vers la sortie, un peu comme un automate, alors qu’elle s’écarte pour me laisser le passage, sans oser me regarder ni rien me dire, les mains toujours encombrées par son plateau. En passant devant elle, je ne peux m’empêcher de jeter un dernier coup d’œil vers son décolleté, et ce faisant, je percute le plateau qu’elle tenait au niveau de la taille.

L’une des tasses se renverse, aspergeant mon pantalon de café au niveau des cuisses. La totale. Je me confonds en excuses, Carole fait de même et file chercher une serviette dans la cuisine. Pour éviter que le café sur mon pantalon ruisselle jusque son tapis, je m’assois sur le bord de son canapé. Lorsqu’elle revient, je suis en train d’essayer de limiter les dégâts avec un mouchoir en papier qui traînait dans ma poche. Souhaitant m’aider, la voilà qui commence à tamponner à son tour mon pantalon avec sa serviette !

Pire, pour ne pas se casser le dos, elle s’agenouille devant moi ! Je reste pétrifié : je suis assis sur le canapé d’une quasi-inconnue, elle-même à genoux devant moi, en train de me frotter les cuisses avec une serviette. Ladite inconnue porte en plus une nuisette on ne peut plus sexy, et est dotée de la paire de seins la plus extraordinaire que j’ai jamais vue de toute mon existence. Réalise-t-elle le côté scabreux de cette situation ? Je pense que oui, car je la vois se figer à son tour, et lever les yeux vers moi, ses pommettes ayant viré à l’écarlate. Je m’apprête à dire quelque chose, n’importe quoi, la remercier, lui dire que ça ira, n’importe quoi pour nous sortir de cette situation. Mais alors qu’elle me fixe dans les yeux, je sens les miens irrésistiblement descendre, comme aimantés par son décolleté, totalement offert juste un peu plus bas, et sur lequel j’ai une vue en plongée irrésistible. De plus, comme en est train de plus ou moins frotter mon pantalon, je vois ses deux gros seins balancer doucement l’un contre l’autre d’une manière hypnotique.

J’ai l’impression que les yeux me sortent des orbites en même temps que les mots se coincent dans le fond de ma gorge. Jusque-là, j’ai plus ou moins réussi à être maître de moi, mais cette fois s’en est trop : je suis pris d’une érection brutale, et en un instant, mon sexe est dur comme jamais. Je suis mortifié, Carole a encore la main apposée sur ma cuisse, elle va forcément s’en apercevoir. Et cela ne manque pas : ses yeux s’écarquillent, puis je la vois sourire, d’un sourire amusé plutôt que moqueur. Elle me dit alors quelque chose, mais mes yeux sont redescendus sur sa fabuleuse poitrine. Impossible de me concentrer, et je ne sais pas du tout ce qu’elle me dit ni ce que je réponds, mais en tout cas, Carole est carrément prise d’un fou rire. Cela a le mérite de me sortir de ma transe, et je me sens totalement ridicule. Carole finit par se calmer, et les larmes aux yeux, me rassure gentiment :

 — Je suis vraiment désolée, c’était un fou rire nerveux. Je me sentais tellement ridicule, là, devant toi… Je ne sais pas ce qui m’a pris pour la nuisette. Je viens juste de l’acheter et… qu’importe, c’était totalement déplacé, je suis vraiment désolée.

Son discours et son attitude me soulagent, car je n’en menais par large, tenaillé à la fois par la honte et par l’excitation. Du coup, je me sens obligé de la rassurer à mon tour, en lui disant que ce n’est rien et que ne regrette vraiment pas ma soirée. Emporté par mon élan, je lui avoue même que je la trouve très jolie et attirante « pour son âge » (je regrette immédiatement cette précision superflue). Carole n’a pas l’air de s’en offusquer et me demande d’un air amusé :

 — Vraiment ? Tu me trouves jolie ?

Je lui réponds que oui et, me sentant obligé d’en dire plus, je lui assure qu’elle aurait tort d’être gênée à cause de sa nuisette, car celle-ci lui allait à ravir et la mettait bien en valeur. Tout en prononçant ces mots, je me répète en boucle tel un mantra : « Regarde-la dans les yeux, regarde-la dans les yeux, regarde-la dans les yeux… » tout en luttant pour ne pas abaisser mon regard. Elle rit de bon cœur, puis se relève lentement. Je suis toujours assis sur le canapé. Elle pose alors ses deux mains sur mes genoux, puis se penche vers moi et vient planter ses yeux droit dans les miens.

 — Si ça ne te dérange pas, j’aurais un dernier service à te demander, me susurre-t-elle à l’oreille.

Son parfum m’envahit, je ne réponds rien, mon sexe est plus dur que jamais, mais j’essaye de garder la tête froide, et de soutenir son regard.

 — Mais il est tard, je ne voudrais pas te faire rater le dernier métro, ajoute-t-elle en minaudant en me plantant son voluptueux décolleté juste devant les yeux.

Carole a assurément retrouvé de la prestance, mes compliments sur son physique lui ont sans doute fait plaisir. Quant à moi, je finis par céder (ce qui m’excite encore davantage) : je bredouille que oui, bien sûr, tout ce qu’elle veut… Et j’abaisse mes yeux sur les deux énormes seins juste devant moi, pour me perdre dans les méandres de leur chair.

Elle poursuit :

— Et bien voilà, je suis vraiment très excitée, ma chatte est toute trempée, et j’aurais vraiment besoin du sexe bien dur d’un homme pour me soulager. Tu penses que tu peux faire quelque chose ? 

À ces mots, doucement susurrés à mon oreille, je deviens fou. Je perds toute retenue, j’abaisse sa nuisette pour faire sortir ses deux gros seins, et je me jette littéralement dessus, avec mes mains, ma bouche, mon visage entier. Je malaxe, je pétris, je lèche, je tète… tout en râlant de plaisir. J’entends tout juste Carole me souffler en deux soupirs :

— Oh oui… T’en peux plus de mes seins hein ? Ils te plaisent, espèce de petit cochon…

Tout en lui bouffant la poitrine, je lui réponds que oui, ils me plaisent, je les adore. Ils sont énormes, presque aussi gros que ma propre tête, tout en étant étonnamment fermes, et surtout si lourds…

Carole me laisse jouer quelques minutes, puis saisit l’une de mes mains, qu’elle vient glisser sous sa nuisette pour l’amener sur sa culotte. Elle est effectivement trempée.

— Tu sais qu’une femme, ce n’est pas qu’une poitrine ? ahane-t-elle. Il y a plein d’autres endroits dont il faut s’occuper…

J’ai l’impression que ma main bouge toute seule quand elle passe sous sa culotte et enfonce deux doigts dans son sexe. Carole est à présent assise à califourchon sur mes cuisses. Elle a lâché ma main pour venir malaxer mon sexe à travers mon pantalon. Son autre main maintient ma tête contre sa poitrine. Je constate qu’avec Carole, la parole fait partie du jeu. Elle ne cesse de me parler, tantôt en susurrant, tantôt en criant presque. Elle me traite de petit cochon, d’obsédé, ou bien se traite elle-même de salope, me dit qu’elle est ma chienne. C’est nouveau pour moi, je trouve cela bizarre, mais je mentirais si je disais que cela ne m’excitait pas. Je sens qu’elle aimerait que je l’accompagne dans ce jeu, mais j’ai un peu du mal à être grossier avec elle : je me contente d’acquiescer à ce qu’elle me dit entre deux soupirs. Elle finit par se relever et me jette un regard fiévreux qui en dit long. Elle me dit qu’elle veut passer aux choses sérieuses ! Elle s’allonge sur le canapé et écarte les jambes, comme pour m’inviter. N’y tenant plus, j’arrache plus que je n’enlève mon pantalon et mon boxer, et je me jette sur elle. Son sexe est tellement humide que j’entre comme dans du beurre. Je me vautre littéralement sur elle et j’en profite pour encore peloter ses incroyables nichons, tout en donnant des coups de reins vigoureux, afin d’entrer toujours plus loin en elle. Carole me laisse faire, en gémissant suivant le rythme de mes ondulations. Puis elle saisit mes mains d’une manière douce, mais ferme :

— Je sais bien que tu les adores, mais j’aimerais bien essayer autre chose… me dit-elle en guidant mes mains jusqu’à ses cuisses. Voilà, comme ça, soulève-les…

Elle poursuit avec difficulté, la voix hachée par les soupirs.

— Une jambe… sur ton épaule… l’autre maintenant… oui, c’est ça…

Je me retrouve donc à genoux, les deux jambes de Carole sur les épaules, les mains agrippées à ses cuisses. Position que je ne connaissais pas, mais très intéressante s’il en est ! Et qui semble faire beaucoup d’effet à Carole, qui gémit de plus en plus fort, et se mord même les lèvres pour s’empêcher de crier au fur et à mesure que j’accélère les mouvements de mon bassin. Elle finit par jouir dans un cri de plaisir. Je sens son vagin se serrer par à-coups, en même temps qu’un doux et chaud liquide semble se répandre autour de mon sexe. Carole reste un instant les yeux mi-clos, pendant que je poursuis mon labeur. Pas question qu’elle soit la seule à atteindre l’orgasme ! Mais d’un coup, elle ouvre complètement les yeux, et me sourit tout en me jetant un regard étrange. Puis elle s’extirpe vivement de mon sexe en me disant que si je veux jouir à mon tour, il faudra que je sois un peu plus cochon que ça. Pour le coup, ça me refroidit assez vite, et je lui explique que je ne suis pas vraiment porté par les insultes pendant le sexe.

— Tututut, c’est ce qu’on va voir… me dit-elle en m’invitant à m’asseoir sur le canapé.

Dans le même, elle se glisse entre mes jambes, à genoux sur le sol. Puis elle saisit à pleine main son énorme poitrine, qu’elle vient littéralement déposer sur mon sexe.

— Ça ne te dirait pas d’avoir une femme comme moi sous tes ordres ? De me faire faire ce que tu veux ? me demande-t-elle tout en glissant mon pénis à moitié bandant entre ses seins.

Je lui confirme que non, ce n’est pas trop mon truc.

— Ça m’étonne d’un obsédé des gros seins comme toi, poursuit-elle en me regardant droit dans les yeux, tout en commençant à malaxer mon sexe entre ses seins.

Devant ce spectacle irréel, je commence rapidement à rebander.

— Ah voilà, je le savais… reprend-elle.

Puis tout à coup, elle me demande :

— Tu pensais que ça finirait comme ça quand tu m’as répondu sur le site ? Moi à tes genoux et toi la queue entre mes seins ?

Je lui avoue en souriant que non, j’étais loin de m’imaginer vivre ça ce soir avec elle. Elle me lance alors un grand sourire, et j’ai un frisson (de plaisir ?) qui me parcourt l’échine lorsque je l’entends me dire :

— Moi, je le savais. C’est même exactement ce que je voulais.

Je reste interdit un moment. Devant mon air ahuri, alors qu’elle est toujours en train de me branler, elle commence à raconter :

— Ça te surprend ? Je connais bien les hommes, cela fait quasiment trente ans que je les vois baver sur ma poitrine. Tu sais que j’ai supprimé du site toutes les photos où on la devinait ne serait-ce qu’un tout petit peu ? Je recevais des dizaines de messages tous les jours, et certains bien allumés.

J’ai du mal à rester concentré, mais j’essaye de l’écouter. Mon sexe est à nouveau dur comme jamais. Carole poursuit :

— Bref, j’ai dû mettre les photos les plus moches que j’avais pour avoir un peu la paix. D’ailleurs, j’étais vachement embêtée quand je suis tombée sur ton profil. Je me suis demandé comment j’allais réussir à te mettre entre mes cuisses avec des photos pareilles. Heureusement, tu as proposé qu’on se voie autour d’un café. D’ailleurs, ça m’a vraiment fait plaisir, tu sais ?

En disant cela, je sens Carole presser davantage sa poitrine autour de mon sexe. Je suis choqué de l’entendre parler ainsi, mais je ne peux retenir un petit gémissement de plaisir.

— Dès que je t’ai vu arriver toute à l’heure, je savais que c’était dans la poche. Oh, j’ai bien vu que tu n’avais pas l’air emballé au début. En même temps, c’est de ma faute : je n’ai pas voulu mettre de décolleté, jamais pour un premier rendez-vous… Mais bon, il a suffi de faire sauter un petit bouton et de se pencher un peu sur la table… Et hop !

Carole me raconte ça comme si c’était une évidence absolue, tout en me regardant un grand sourire aux lèvres. Elle fait toujours glisser mon sexe entre ses seins. Encore bien humide du rapport juste avant, il coulisse parfaitement. De mon côté, je suis interloqué : non seulement elle m’avait vu regarder son décolleté, mais en plus elle l’avait fait exprès. Paradoxalement, je me sens à la fois honteux et excité. Et ce n’est pas fini :

— Tu aurais vu ta tête : on aurait dit le loup de Tex Avery, les yeux exorbités et la bave aux lèvres. Et je peux te dire que tu as été bien plus impliqué dans notre rendez-vous après ça… J’ai pas raison ? poursuit-elle d’un air entendu. 

En l’écoutant, je me rends compte qu’elle dit la vérité : je le lui concède entre deux soupirs. 

— Tu as même voulu m’inviter, tu te rends compte ? Et c’est pour ça que tu m’as raccompagnée chez moi, hein petit cochon ? Oh, et quand je me suis collée à toi, je suis sûr que t’as pas pensé une seule seconde que je le faisais exprès ? demande-t-elle en accélérant le mouvement.

Encore une fois, je réalise qu’elle a raison, qu’elle l’a fait exprès. Je n’arrive même plus à former des mots avec ma bouche : je fais non de la tête.

— Bien sûr que non. Tu étais trop occupé à t’imaginer en train de me peloter… Je suis sûre que tu bandais déjà quand t’es entrée chez moi, mon petit cochon ! Et quand j’ai débarqué devant toi en nuisette et que je t’ai renversé ton café sur ton pantalon… Tout ça pour que tu finisses entre mes cuisses, toi et ta grosse queue. Ça a bien marché, pas vrai ? me demande-t-elle en me regardant d’un air volontairement provocant.

Cette fois, je lui réponds « Oui ! » d’une voix forte. Elle lâche ma queue d’un coup. Toujours à genoux devant moi, ses énormes seins entre les mains, elle me regarde en minaudant :

— Oui ? Et tu sais pourquoi ?

Des images violentes s’entrechoquent dans ma tête. Cette grosse vache m’a manipulé depuis le début, et j’ai envie de la défoncer ! Je me lève d’un coup et lui colle mon sexe contre le visage. Je perds toute notion de pudeur, et je lui hurle :

— Oui, tu as raison, je suis un gros porc ! Et toi, tu es une grosse salope !

À peine a-t-elle pris mon sexe dans sa bouche, que je lui attrape les cheveux et lui impose des va-et-vient brutaux. Elle s’étouffe presque, mais je m’en fous, je veux lui baiser le visage. Elle bave un peu, je sens sa bave couler le long de mon sexe et de mes testicules et j’aime ça. En même temps, je vocifère des insanités, je la traite de tous les noms, je lui dis que oui, j’ai voulu la sauter dès que j’ai vu ses énormes nibards. De son côté, Carole gémit du plaisir d’être violentée.

Tout à coup, j’ôte ma queue de sa bouche, et la regarde. Son mascara a coulé, elle est complètement décoiffée, de la bave autour des lèvres, mais elle sourit. Je n’en peux plus. Je l’attrape, je la retourne sur la table basse devant le canapé et je la prends en levrette. En même temps, je lui hurle mon désir de la manière la plus vulgaire : puisqu’elle est une chienne, je la prendrai comme une chienne ! D’une main, j’attrape une poignée de cheveux, de l’autre je viens attraper un de ses énormes seins. Elle crie de plaisir, me répond que oui, elle est ma chienne, me supplie de la défoncer. Je la pénètre de la manière la plus brutale qui soit. Je suis comme un fou, je ne vois même plus ce qui nous entoure, juste son énorme cul, devant moi. Nous jouissons tous les deux dans un mélange de râles violents, pendant qu’elle balance par terre le plateau et les tasses de café qui traînaient encore sur la table…

Je reste ainsi allongé sur elle de longues minutes. Lorsque je me relève, je suis revenu à moi : comment ai-je pu dire toutes ces horreurs à cette femme ? J’appréhende la réaction de Carole et je veux m’excuser, mais encore une fois, elle me reprend en me souriant gentiment, le souffle encore un peu court :

— Laisse-moi le temps de me remettre un instant… Je n’ai plus vingt ans, tu sais ! me dit-elle le sourire aux lèvres.

Nous restons un instant silencieux, elle garde les yeux clos. Puis elle reprend dans un soupir :

— Pffiou, c’était vraiment bon… Et j’en avais vraiment besoin !

Je lui demande si elle n’a pas été choquée par ce que je lui ai dit, elle m’assure que non, bien au contraire :

— Tu sais, tu n’as pas à t’excuser : c’est agréable de lâcher prise parfois. Et pour être tout à fait honnête, j’ai tout fait pour t’y aider… me dit-elle d’un air malicieux.

Elle m’explique alors que tout ce qu’elle m’a raconté avant notre dernière chevauchée sur la table basse était faux, ou en tout cas très exagéré (elle m’avouera quand même avoir sciemment déboutonné son chemisier).

— J’avais juste envie de te faire perdre un peu la tête… Et je crois que ça a bien marché, non ? ajoute-t-elle d’un air entendu, en me gratifiant d’un clin d’œil.

Oh que oui ! Alors que nous allons nous coucher tous les deux, je lui avoue que je n’ai jamais connu quelque chose de si intense sexuellement… D’ailleurs, nous remettrons ça au petit matin (c’est même moi qui me jetterai littéralement sur elle), et même de nombreuses fois par la suite, mais c’est une autre histoire…

 

La deuxième partie sera publiée la semaine prochaine...

 

(Source : Anonyme sur Les histoires érotiques de Nick)

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