A force de jouer avec le feu, on se brûle... (Partie 2)

Il est chez lui, assis au soleil d’après-midi sur la terrasse, devant un verre d’eau. Il pense et repense à la conversation de ce matin. Elle tourne en boucle dans sa tête, un flot de pensées et de questions l’assaille. Ce qu’il lui arrive lui semble complètement irréel, voire totalement loufoque. Jamais il n’aurait imaginé qu’une femme ose et puisse de but en blanc, lui proposer pareil marché. Trop beau pour être vrai ! Il craint le piège caché. Elle lui demande de la chauffer à mort, de la faire jouir pour conclure sur une fin de non-recevoir – annoncée dès le départ, il est vrai. Et lui, que devient-il, dans tout ça ? Ne le prend-elle pas un peu pour un con ? Son attitude lui paraît illogique. Se conduire comme une chaudasse, car c’en est une, il en est convaincu, une chaudasse qui aime le sexe, avec nombre d’expériences à son actif, pour en fin de compte se poser en vierge inaccessible ? Invraisemblable et stupide. Autre crainte : pourrait-il y avoir complot entre elle et Louise pour se payer la tête d’un innocent quidam, mues par le plaisir pervers de jouer un tour à un pauvre bougre ?

Pourtant, cette fille est désirable, elle a quelque chose de pimenté. Il doit s’avouer que l’aventure le tente par curiosité et… par concupiscence. Il se décide à l’appeler.

— Tu n’as pas tardé, je te remercie. Oui, je peux venir tout de suite si tu veux. Tu habites où ? Ah oui, je connais.

— Je t’attends, mais écoute-moi bien : je veux une preuve de ta sincérité.

— Une preuve de ma sincérité ? Je ne comprends pas.

— Tu porteras une robe ample et… pas de culotte en dessous.

— Hein ? Ça veut dire quoi ? Tu ne serais pas un peu pervers ?

— Je ne pense pas : aurais-tu porté ton choix sur un pervers ? Une robe large et pas de culotte, sinon tu peux rester chez toi.

— Bah, après tout, pourquoi pas. Mais tu m’expliqueras. J’arrive.

Coup de sonnette. Il lui ouvre et constate qu’elle lui a déjà obéi sur un point : une robe ample qui s’arrête juste au-dessous des genoux. Son esprit ne peut s’empêcher d’anticiper. Il la conduit sur la terrasse. Il a préparé de l’eau minérale, du jus de fruit et à tout hasard, une bouteille de rosé frais. Elle s’assied et attaque d’emblée :

— Tu peux m’expliquer ? Je n’ai pas compris ce que tu entends par preuve de sincérité.

— Tu vas tout de suite comprendre. Lève-toi.

Intriguée et docile, elle quitte son siège et se tient debout face à lui.

— Relève ta robe, je veux vérifier si tu joueras le jeu comme tu l’as annoncé.

Un moment de surprise, puis un sourire entendu se dessine sur ses lèvres tandis qu’elle soulève lentement le vêtement jusqu’à sa poitrine.

Il est ébloui par le ravissant tableau qui s’offre à lui. Nom de Dieu ! Où est passé le physique passe-partout de ce matin ? Elle cachait bien son jeu. Elle a un corps souple et délicieux. De jolies cuisses, un ravissant triangle de toison châtain fourni et entretenu, et ce pubis ! Ce pubis joliment bombé, comme il aime tant, un ventre plat et une taille mince qui s’évase sur des hanches bien dessinées. Le rêve. Pourquoi parcourir la planète à la recherche du plus beau paysage du monde ? Il l’a là, devant lui. C’est curieux comme il peut exister, à portée de main, des trésors cachés qu’on ne soupçonne pas. Il suffit de traverser la rue ?

Voir ne lui suffit pas. Il veut aussi toucher. Il se lève, elle ne recule pas, c’est bon signe. Il pose la paume de sa main sur sa toison, les doigts vers le bas. Elle tressaille, fléchit légèrement du buste et des genoux. Puis comme sa main s’attarde un peu, elle se redresse et, avançant son bassin, pousse son pubis contre elle. Puis le nargue :

— Et tu n’as pas tout vu, regarde !

Elle soulève encore un peu plus haut le pan de se robe et dévoile sa poitrine. Pas de culotte, pas de soutien-gorge. Une petite poitrine fermement dressée. Il en est conquis.

— Tu peux aussi toucher, ça ne mord pas.

Cette fois-ci, il s’y prend à deux mains, empaume les globes et caresse furtivement les tétons durcis avec les pouces. Elle ferme les yeux et inspire un grand coup, ses traits se contractent.

Point trop n’en faut, se dit-il ; assez joué au soudard, je risque de m’échauffer avant l’heure. Il rompt le contact pour retourner s’asseoir. Avec un sentiment inattendu. Pendant cet attouchement il a senti monter en lui un inexplicable élan de tendresse pour cette jeune femme délurée, mais si attachante.

— Marie, tu peux te rasseoir, tu as passé l’épreuve de la sincérité. Si tu as accepté ça, tu joueras le jeu pour le reste, je pense que tu ne m’as pas raconté de bobards.

— As-tu d’autres questions à me poser ?

— Oui.

— Je t’écoute.

— Je ne comprends pas pourquoi tu accordes tant d’importance à cette notion de virginité. C’est nier le sexe comme s’il ne t’intéressait pas, ce qui est loin d’être ton cas, tu me l’accorderas. Tu te pourlèches des pâtisseries que tu vois derrière la vitrine, mais tu refuses de pousser la porte du magasin. Tu revendiques du sexe incomplet, c’est stupide et incohérent. D’où te vient cette attitude ?

— C’est mon éducation.

— Tu parles d’une éducation ! Éducation, que de crimes on commet en ton nom !

Elle rit. Il la regarde bien :

— Marie, une question de pure curiosité : pourquoi cette fixation sur la virginité ? C’est vraiment si important ? J’aimerais comprendre. Es-tu croyante, pratiquante ? Je sais que dans certains milieux traditionalistes cette notion est essentielle.

— Non, ni croyante ni pratiquante.

— Hein ? Mais alors ?

— C’est simple, c’est la recommandation que me serinait toujours ma mère, très croyante, elle. Mes parents ont disparu suite à un accident de voiture quand j’avais quinze ans. Sur son lit d’hôpital, juste avant sa mort, elle m’a fait promettre de rester vierge jusqu’au mariage. Dans mon esprit, respecter cela, c’est ma façon de garder maman vivante, de lui dire combien je l’ai aimée.

— Mouais, je comprends mieux. Mais mesures-tu le temps perdu et le gaspillage criminel de ce fabuleux capital que tu caches entre tes cuisses ?

— Chacun porte sa croix.

— Passons à des choses plus terre à terre : des hommes t’ont-ils déjà fait jouir avec le doigt ou la langue ?

— Oh oui, et je ne te raconte pas la galère pour leur faire comprendre que ça ne va pas plus loin. J’ai été plusieurs fois giflée et j’ai même une fois failli être violée. Il y a des teigneux à l’ego surdimensionné et quand leur cerveau est en érection, ils n’ont plus rien dans leur crâne.

— Accepteras-tu d’être embrassée sur la bouche ?

— Oh oui, et pas que sur la bouche… Tes lèvres sur toutes mes lèvres.

— Eh bé ! L’image est belle. Et accepteras-tu les mots crus ?

— Oui et je te préviens, j’aime aussi en dire. Lorsque je suis excitée, je ne me retiens plus. Mais pas d’insultes ou de vulgarités.

— Y a-t-il des parties de ton corps où tu es particulièrement sensible, en dehors de ta chatte et de tes seins ?

— Hé, tu triches ! Ce sera à toi de les découvrir.

— Encore une question. Tu m’as surpris en disant que tu aimerais voir Louise nue et la voir jouir. Tu éprouves une attirance pour ton sexe ? Tu as déjà couché avec elle, n’est-ce pas ?

— Joker !

— Soit, mais sache que je n’en pense pas moins. Tu refuses la queue et, pour compenser, tu te rabats sur une chatte. Ah, j’ai failli oublier : Louise viendra-t-elle ?

— Oh que oui, je l’ai eue au téléphone ce midi. Elle ne veut pas louper ça, elle veut assister à ma défaite, selon elle.

— Tu lui as transmis ma condition ?

— Elle a ri, elle s’en fout puisque tu l’as déjà vue nue. D’ailleurs, je vous ai vus nus et à l’œuvre, elle et toi !

Il sursaute, abasourdi :

— Pardon ? C’est quoi, cette histoire ?

— Pendant vos ébats, elle vous a filmés sans te prévenir, avec une caméra cachée. Elle a tourné cette vidéo spécialement à mon intention, afin de bien me démontrer qu’elle au moins, elle sait se retenir et pour me mettre au défi de faire preuve de la même force de caractère. Après ce que j’ai vu, je n’ai pas hésité.

— Mais c’est incorrect, ce qu’elle a fait là !

— Peut-être, mais moi, ça m’a permis de te voir en action. Tu m’as bluffée, tout ce que tu lui as fait m’a allumée, j’avais l’impression d’être à sa place, j’en ai mouillé et je me suis masturbée comme une folle, et mon choix s’est fixé sur toi. Je me suis dit : ne cherche plus, c’est lui, pas un autre. Je dois même te faire des compliments, tu as du savoir-faire et… (elle hésite) :

— Et ?

— Et tu es bien membré, j’ai admiré.

— N’exagérons rien, mais si ma mentule te plaît…

— Mentule ?

— Oui, comme on dit à l’école maternelle. Je plaisante, ma bite, voyons ! Si elle te plaît, il n’en tient qu’à toi, et même tout de suite. Tu possèdes le nid rêvé pour elle, je viens de le voir et le toucher.

— Mettons les pieds dans le plat : pourrais-tu, toi aussi, nous filmer en pleine action ?

— Ah bon ? … oui, ça pourrait se faire. Mais alors, ici, chez moi.

— Chez toi ? Ça ne me déplairait pas, c’est bien chez toi, j’ai admiré en arrivant.

— Tu veux visiter ? Viens, je te montre.

Arrivés à la chambre à coucher, il ne la fait pas entrer, pour qu’elle se méprenne pas, et lui explique, du seuil, où pourrait être camouflée la caméra et comment il les verrait bien sur le vaste lit, tous les trois.

Le tour du propriétaire la conquiert.

— Dis donc, tu habites joli. Et tout ça pour toi tout seul ? Mais c’est du gaspillage.

Il l’attrape contre lui :

— Et toi, sous ta robe, ce n’est pas du gaspillage ? Tiens, prenons un verre pour sceller notre accord.

Ils bavardent encore un moment pour définir une date, une heure et peaufiner les derniers détails. C’est un moment agréable. Il ressent à nouveau la tendresse diffuse que lui inspire sa vis-à-vis. Ce n’est vraiment pas dans ses habitudes.

Puis il passe aux choses vraiment sérieuses :

— Maintenant, écoute bien, Marie…

Au moment de se quitter, ils se regardent, hésitants. En bon cochon libidineux, il est tenté de l’attirer contre lui pour lui passer à nouveau sa main sous sa robe. Mais il se retient et se contente de lui poser une chaste bise sur le front. Alors, sans prévenir, elle se colle à lui et pose sa tête contre son épaule. Là, ça dégénère, se dit-il. Il l’écarte avec douceur et lui dit :

— File, vilaine, sinon je ne réponds plus de rien.

**********

Elles arrivent pile, ensemble dans la même voiture. Il les conduit au salon où un café les attend. Suit un échange de banalités, mais les esprits sont déjà ailleurs. Inutile de tirer en longueur, il y a à tirer ailleurs…

— Venez les filles, je vous conduis sur les lieux du crime.

Dans la chambre, il prend immédiatement l’initiative. Il se déshabille prestement sous le regard intéressé des deux femmes. Elles le jaugent, mais il ne manque pas de noter l’intérêt que lui porte Marie, surtout à un endroit précis. Ses yeux brillent et il la sent tentée d’avancer sa main…

— C’est moi qui mène les opérations, vous m’obéissez. Louise, j’avais dit que je te veux nue. Marie, aide-moi à la déshabiller. Je m’occupe de l’arrière, toi de l’avant.

Ils s’emparent de Louise qui n’a pas le temps de protester. Théo lui remonte son tee-shirt par-dessus la tête, tandis que Marie lui descend la jupe sur les chevilles. D’une main, il garde les bras levés de Louise emprisonnés dans le tee-shirt, de l’autre, il dégrafe son soutien-gorge, puis lui caresse le dos, les fesses et l’entre-fesse, il sait qu’elle aime. Louise frissonne.

Aveuglée par le tee-shirt qui lui couvre le visage, elle sent son slip glisser vers le bas, mais ne peut voir le regard de Marie qui s’allume à la vue du triangle de sa toison. Elle n’a pas le temps de serrer les cuisses que deux doigts de Marie l’ont déjà investie et entreprennent un savant mouvement de va-et-vient. Lui a plongé un doigt dans son œillet qui se contracte avec frénésie. Louise ronronne, frémit, se tortille. Tu ne perds rien pour attendre, se dit-il…

Mais il décide de couper court. Il contourne Louise et empoigne Marie, l’obligeant à se relever :

— À ton tour d’être à poil. Louise, aide-moi.

Louise ne se fait pas prier. Marie se retrouve nue en un tour de main. Elle est splendide et si désirable, la petite vierge. De la confiture pour un cochon comme lui. Il la serre contre lui et investit sa bouche, langue contre langue. Il prend le temps de savourer le baiser puis repousse Marie en douceur et fixe ses mains sur ses épaules.

— Marie, tu ne bouges pas, reste bien droite, n’enlève pas tes mains. Ton épreuve commence. Louise, tu lui caresses le dos et les fesses ou les seins, par-devant.

— Hééé… proteste mollement Marie, ce n’était pas prévu, ça ! Ce n’est pas à Louise de me faire craquer, c’est à toi. Louise, tu es une garce, t’as pas le droit… ne me touche pas… oooohhh… non… Louise, arrêêête, tu triches…

Théo lui caresse le visage, les épaules, les seins, la taille et les hanches, longuement, langoureusement. Aucune parcelle de sa peau n’est épargnée. Elle est réceptive de partout. Il sent les efforts de Marie pour se dominer, mais cette détermination est rapidement mise à rude épreuve lorsque les mains malaxent son mont de Vénus puis descendent vers sa vulve pour en pincer les lèvres sur sa perle. Le souffle de Marie s’accélère, elle commence à gémir. Il la sent se raidir. Avec deux doigts de la main gauche, il écarte les lèvres humides, avec un doigt de l’autre main, il hameçonne le bouton gonflé, le cajole, alterne caresses circulaires et titillements rapides. Marie n’en peut plus, elle se met à trépigner d’excitation.

— Tu sens comme c’est bon, ça ? Et tu penses à une belle queue bien dure ?

— Tais-toi, salaud… non… j’en veux pas de ta queue… oh ouiii…comme ça c’est booon… nooon… va plus vite…

Il accélère encore le mouvement de son doigt et lui susurre :

— T’as baisé avec Louise, n’est-ce pas ?

— Nooon…

Il suspend le mouvement de son doigt.

— Ouiiii… ouiii… j’ai baisé avec Louise, se rattrape-t-elle avec précipitation.

— Elle t’a branlée aussi bien que moi ? dis-le, vicieuse !

— C’était … c’était pas la même chose … oh oui… oh ouiii… comme ça… encore…

Marie est hors d’elle et ne se contrôle plus :

— C’est toi… c’est toi… qui me branles… le mieux. J’en peux plus… c’est bon, ton doigt… c’est… je viens, je…

Et c’est l’explosion. L’orgasme la chavire, la propulse hors du temps. Elle s’accroche à Théo comme une sangsue, il est surpris par la force qu’elle déploie. Il la laisse redescendre sur terre en la cajolant puis, comme elle paraît plus détendue, la couche sur le lit, les fesses sur le rebord du matelas.

— Louise, toi d’abord, lèche-la !

— Non, pas Louise, c’était pas convenu. Pas Louise !

Mais Louise n’en a cure, l’occasion est trop splendide. Elle lui écarte des cuisses et se précipite avec sa bouche sur le temple sacré, tandis que Théo, couché sur le flanc à côté d’elle, lui immobilise les bras en lui coinçant d’une main ferme ses poignets par-dessus sa tête. Marie s’agite en tous sens avec fureur, mais ne peut échapper à la langue de Louise qui la lèche avec délectation. Marie cesse petit à petit de se révolter puis s’arc-boute pour pousser son pubis en avant. Elle est domptée, elle est prête.

C’est le signal qu’attend Théo pour prendre la place de Louise entre les cuisses de Marie restées largement ouvertes. Théo sait que Marie ne résistera plus longtemps, la minute de vérité approche. La plainte ininterrompue de Marie va crescendo. Et soudain, elle se cambre et enserre dans l’étau de ses cuisses la tête du mâle qui la domine.

— Je viens… je viens… je jouiiis ! Ohhh… c’est boooon !

Théo remonte son corps sur celui de Marie et la couvre en bon étalon. Tout est prêt. Il présente sa verge à l’entrée du vagin et pousse légèrement :

— Alors, tu la veux, dis que tu la veux.

— Nooooon…

Mais c’est ce genre de « nooooon » étiré et plaintif qui camoufle chez une femme le oui de la défaite.

Il appuie alors encore un peu et la pénètre légèrement. Cette fois, elle se bloque et la réponse fuse sans appel :

— Non !

Perdu ! C’est dur, surtout quand on est si dur. Mais il tient à respecter sa parole. Il sait que s’il avait poussé plus loin dans ce vagin de rêve, Marie aurait cédé. Elle lui jette un regard reconnaissant et l’embrasse avec émotion et tendresse. Puis elle se tourne, triomphante, vers Louise :

— Tu l’as vu, tu en es témoin : j’ai résisté ! J’ai gagné !

— Oui, mais tu en sors frustrée, avoue-le !

— Pas tout à fait : je vais me rembourser sur toi. De toute façon, je veux une double victoire !

— … ?

Marie se précipite sur Louise, sans lui laisser le temps de se dérober, lui écarte les cuisses et la lèche avec application. Louise se laisse faire, chavirée. Elle n’a pas compris la suite du film, la connivence entre ses deux partenaires ne lui est pas encore apparue. Néanmoins, elle commence à entrevoir ce qui l’attend lorsque Théo, à côté d’elle, l’embrasse et lui murmure des obscénités à l’oreille :

— Une bonne queue, tu n’attends que ça, n’est-ce pas ? Pense à ma queue, toute dure, elle te plaît, elle t’aime, tu en as tellement envie. Elle va te casser la chatte et te remplir de sperme. Tu aimes quand Marie te lèche… oui… c’est bon comme cela… ah, je sens que tu viens… Vas-y, jouis !

Il n’en faut pas plus pour que Louise explose et Théo ne tergiverse pas. Il prend immédiatement la place de Marie entre ses cuisses et la pénètre comme un soudard animé par toute la fureur de la vengeance. Elle est vaincue. Oubliée, la fidélité conjugale. Elle a les mollets sur ses épaules et il enserre les cuisses de sa proie en la défonçant avec des « han » de bûcheron.

— Tu vois, tu n’es plus fidèle à ton mari, tu es plus fidèle à la bite, car c’est la bite que tu aimes avant tout. Dis-moi qu’elle est meilleure que celle de ton mari… dis-le !

— Non… nooon… elle est pas…

Il se retire, laissant la caverne béante.

— Non… pas ça… reprends-moi… reviens, salaud !

— Dis-moi qu’elle est meilleure !

— … oui… oui… elle est… meilleure.

— Dis que tu aimes ma bite !

— … c’est pas… ouiii… j’aime ta bite.

— Elle veut te gicler, tu la sens comme elle veut te gicler ? Demande le sperme dès que tu le voudras.

Encore quelques coups de bassin. Louise se met à hurler brusquement, ses ongles s’incrustent dans le dos du mâle qui la couvre :

— Le sperme ! Ouiiii ! Le sperme !

La giclée l’assassine, elle hurle encore plus fort. Une superbe revanche pour Théo. Rarement, une éjaculation lui aura donné autant de plaisir. Il a l’impression d’avoir ouvert les vannes d’un barrage.

Du miel pour les oreilles de Marie. Double victoire !

**********

C’est le lendemain que Marie l’appelle :

— Il faut que je te parle.

— J’attendais ton coup de fil. Je t’écoute.

— J’ai une bonne nouvelle pour toi.

— Oh, tu me fais peur.

— Idiot.

— Alors c’est quoi ?

— J’ai réfléchi toute la nuit.

— Tu n’as pas pu dormir, après tes émotions d’hier ? Il t’aurait manqué quelque chose hier, dis ?

— Ça a été horrible. J’étais malade de frustration, je me suis masturbée plusieurs fois, mais rien n’y a fait. Alors j’ai pris une décision…

— Laquelle, vite, laquelle ?

— Tu as gagné, je cède. Je veux que tu me baises, tant pis pour ma virginité. C’était une chimère, je l’ai compris hier quand tu as failli me pénétrer. J’ai même eu envie que tu ne respectes pas ta promesse. Pire, cette nuit, je t’en ai même voulu pour ça.

— Hein ? T’es sérieuse ?

— Oui, je veux ta queue dans ma chatte. Ta queue, tu sais, maintenant c’est ma queue, elle m’appartient depuis hier.

— Alors tu es convoquée sur-le-champ. J’ai savouré la chatte de Louise, mais la tienne ne quitte plus mes pensées. Viens sur-le-champ !

**********

Résumons la suite, sans raconter le dépucelage de Marie, moment d’anthologie, éblouissant, extraordinaire. Elle en a hurlé et pleuré de plaisir. S’en est suivi un immense moment de tendresse avant de remettre le couvert comme des bêtes.

Le lendemain, Marie revient encore.

Le surlendemain aussi.

Et ainsi de suite pour chacun des jours suivants…

Puis un jour, au jour s’est ajouté une nuit.

Puis les jours et les nuits se succèdent, suivis de réveils torrides.

Du torride jusqu’à trois fois par jour.

Bref, Marie s’est installée chez Théo.

Et peu après, Louise aussi !

Oui, Louise ! Elle a divorcé pour une raison rigide, pardon, précise, avouée par elle plus haut dans le texte.

Un magnifique manège, pardon, ménage à trois. Chaud devant, chaud dedans !

Le suidé qui sommeille en Théo ne connaît plus aucune relâche pour son plus grand bonheur.

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